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A day in the slums with SMCS

During the first week of May, Armelle visited HSP and spent one day in the slums with SMCS. She is sharing with us a powerful portrait of our SMCS unit and their actions for the poorest:


"The City of Joy" or "Slumdog billionaire" I don't know if you read the book or saw those movies but today my presence with Arshana Didi and Sujana Didi at the Coal depo slum is just that.

Located under the Howrah Second Bridge in front of Kolkata, this slum is made up of several neighbourhoods and the SMCS unit ("Safe Motherhood and Child Survival") sends two people every day to visit the different areas.

Today, in the neighbourhood we visit, around 200 families benefit from this support. It is essentially a follow-up of pregnancy, birth and growth of the child until the age of 3 to ensure that the child is not ill or underweight. This is an opportunity for the Didi to go to the families to check on hygiene and living conditions. Very often there is only one room: the cooking is done outside, the mattresses or straw mats are rolled up during the day and in the evening the parents squeeze in with the children... sometimes there is also a sick grandmother or mother-in-law who lies in bed all day... If access to healthcare is free in the government hospitals, you always have to push people to go there! There are only 2 wells for non-drinking water and 4 toilets for the whole district... how to maintain a correct hygiene?


Misery is everywhere: but the smile on every face I meet, the pride in presenting their children or their house, the desire to invite me to lunch (even though they don't have much) or to drink tea, are incredible prooves of generosity! Would we be able to open our doors and welcome unexpectedly a guest who doesn't even speak our language? Besides, I wonder why I visit human misery at the end of the world when I don't go to the Parisian slums...why?


















Here I don't feel any aggressiveness or bitterness, I'm not alone of course and the presence of the Didi brings a human and warm comfort that the mothers appreciate. Moreover, they have a dedicated room: a place within their neighbourhood to meet and exchange with the Didis. The Didis are like big sisters or trustworthy women for the mothers in difficulty. They love their missions and are happy to serve and listen to the mothers.


It was a hot day when I visited and I didn't miss my bottle of filtered water! But I don't dare to imagine how these makeshift houses resist the monsoon rains? According to the Didis, it's a disaster: everything collapses and goes into the water which floods a good part of the area. That's probably why some people build a concrete bed a bit higher...

I'm not talking about waste management either: here, as everywhere in Asia, plastic is very present and burns quite badly. The heaps of rubbish pile up and form an additional insulation for the roof. Because when it's hot, the heat is scorching on the metal roof sheeting.


Around me the children play and greet me happily, so happy to show that they know a few words of English "hello, what's your name!" I am amazed that there is no wallowing in self-misery: no crying or shouting, no invective towards us or each other. Rather, I feel the presence of a highly developed community spirit where mutual help is present. These meetings were touching.

I was overwhelmed by this visit and was happy to be able to entrust all these poor people in my evening prayer in the home of Mother Teresa's Missionary Sisters of Charity.


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French version


Durant la première semaine de mai, Armelle a visité HSP et passé un jour dans les slums avec SMCS. Elle nous partage un portrait saisissant de la section SMCS et de leurs actions pour les plus pauvres:


« la cité de la Joie » ou « slum dog millionnaire »… Je ne sais pas si vous avez lu le livre ou vu ces films mais aujourd’hui ma présence avec Arshana Didi et Sujana Didi au Slum de Coal depo y correspond tout à fait.

Situé sous le pont suspendu "Second Bridge" de Howrah en face de Kolkata, ce bidonville comprend plusieurs quartiers et SMCS (« Safe Motherhood and Child Survival ») envoie deux personnes tous les jours sillonner les différentes parcelles. Aujourd’hui dans le quartier où nous allons environ 200 familles bénéficient de ce soutien.

Il s’agit essentiellement d’un suivi de grossesse puis naissance et croissance de l’enfant jusqu’à ses 3 ans pour s’assurer qu’il n’est pas malade ou en difficulté de poids. C’est l’occasion pour les Didis d’aller sur place dans les familles vérifier l’hygiène et les conditions de vie. Très souvent il n’y a qu’une seule pièce : la cuisine se fait dehors, les matelas ou paillasses sont roulés dans la journée et le soir les parents se serrent avec les enfants… parfois, il y a aussi une grand-mère ou belle-mère malade qui reste allongée toute la journée… Si l’accès aux soins reste gratuit dans les hôpitaux du gouvernement il faut toujours les pousser pour y aller !

Il n’y a que 2 puits d’eau non potable et 4 toilettes pour l’ensemble du quartier… comment maintenir une hygiène correcte ? La misère est partout : mais le sourire sur chacun des visages rencontrés, la fierté de présenter ses enfants ou sa maison, le désir de m’inviter à déjeuner (alors qu’ils n’ont pas grand chose) ou à boire du thé, sont des preuves incroyables de générosité ! Serions-nous capables d’ouvrir nos portes et d'accueillir à l’improviste un invité qui ne parle même pas notre langue ? D’ailleurs je me demande pourquoi visiter la misère humaine au bout du monde alors que je ne vais pas traîner dans les bidonvilles parisiens…pourquoi ?


Ici je ne ressens aucune agressivité ou aigreur, je ne suis pas seule bien sûr et la présence des Didis apporte un réconfort humain et chaleureux que les mamans apprécient. Elles ont d’ailleurs un local à disposition : lieu de rencontre et d’échanges au sein de leur quartier pour voir les didis. Celles-ci sont un peu comme des grandes sœurs ou des personnes de confiance pour les mamans en difficulté. Elles aiment leurs missions et sont heureuses de se mettre au service et à l’écoute des mères.

Il faisait bien chaud lors de ma visite et je n’ai pas regretté ma gourde d’eau filtrée ! Mais je n’ose pas imaginer comment ces maisons de bric et de broc résistent aux pluies de moussons ? D’après les Didis c’est une catastrophe : tout s’effondre et part dans l’eau qui inonde une bonne partie du campement. C’est sûrement pour ça que certains construisent un lit en béton un peu surélevé…

Je ne parle pas non plus de la gestion des déchets : ici comme partout en Asie le plastique est très présent et brûle assez mal. Les tas d’ordures s’amoncellent et forment un isolant supplémentaire pour le toit. Car lorsqu’il fait chaud ça cogne sur les tôles ondulées…

Autour de moi les enfants jouent et me saluent avec joie, trop content de montrer qu’ils connaissent quelques mots d’anglais “hello, what's your name!”. Je suis stupéfaite de constater qu’il n’y a pas misérabilisme : pas de pleurs ou de cris, pas d’invective à notre égard ou entre eux. Je ressens plutôt la présence d’un esprit communautaire très développé où l’entraide est présente. Ces rencontres étaient touchantes.

Cette visite m’a bouleversée et j’étais heureuse de pouvoir confier tous ces pauvres dans ma prière du soir au foyer des Sœurs Missionnaires de la charité de Mère Teresa.



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